Occlusion veineuse rétinienne

L’occlusion veineuse rétinienne est un trouble circulatoire qui affecte la veine centrale de la rétine ou une de ses branches. Cette pathologie, le plus souvent unilatérale, se manifeste de façon brutale. Elle entraîne une baisse de la vision plus ou moins marquée, qui peut évoluer vers une perte visuelle sévère si elle n’est pas traitée.

Qu’est-ce qu’une occlusion veineuse rétinienne ?

L’occlusion veineuse rétinienne est due à un ralentissement brutal de la circulation dans une veine du fond de l’œil. La stase sanguine est responsable d’une augmentation de la pression dans les veines rétiniennes, ce qui provoque des hémorragies et un œdème intrarétinien dans les territoires rétiniens concernés par l’occlusion ainsi qu’une baisse de la vision. En général, cette pathologie est indolore et l’œil affecté reste blanc.

Il existe deux formes d’occlusion veineuse rétinienne : 

  • Occlusion d’une branche veineuse rétinienne, ou OBVR
  • Occlusion de la veine centrale de la rétine, ou OVCR

Cette pathologie est souvent liée à l’hypertension artérielle ou au glaucome, mais dans certains cas, aucune cause identifiable n’est retrouvée. Son évolution varie selon les individus. Elle peut être rapide et spontanément favorable ou nécessiter un traitement avec un suivi médical régulier au long cours.

Qui est concerné par cette maladie ?

L’occlusion veineuse rétinienne touche environ 20 000 Français chaque année. Elle peut survenir à tout âge, avec un âge moyen situé entre 55 et 65 ans. Plus rarement, la maladie peut survenir chez des personnes plus jeunes, notamment en présence de certains facteurs de risque spécifiques.

Quelles sont les facteurs de risque d’une occlusion veineuse rétinienne ?

Les causes de l’occlusion veineuse rétinienne ne sont pas toujours faciles à identifier. Toutefois, l’âge constitue un facteur de risque important et la majorité des personnes touchées ont plus de 55 ans.

Parmi les principaux facteurs de risque associés à cette pathologie, on retrouve :

  • L’hypertension artérielle 
  • L’hypertonie oculaire et le glaucome 
  • L’hypercholestérolémie
  • Le diabète 
  • Le tabac 
  • Les antécédents cardiovasculaires 
  • Les antécédents de traumatisme oculaire
  • L’obésité 
  • L’apnée du sommeil

Les symptômes associés à une occlusion veineuse de la rétine

Le symptôme principal de l’occlusion veineuse rétinienne est la baisse de la vision. Celle-ci est le plus souvent brutale, mais elle peut aussi être progressive, selon les cas. En principe, l’apparence de l’œil reste normale et le sujet ne ressent aucune douleur. Il peut être gêné par l’apparition de taches noires, appelées scotomes.

Dans certains cas, l’occlusion veineuse rétinienne est asymptomatique.

Comment diagnostiquer une occlusion veineuse rétinienne ?

Le diagnostic est posé par l’ophtalmologiste en examinant le fond d’œil.

Les examens complémentaires comprennent des rétinophotographies et un OCT (tomographie par cohérence optique). Cette technique d’imagerie optique permet d’observer la structure de la rétine à la recherche d’un œdème maculaire.

En fonction de la gravité de l’occlusion, l’ophtalmologiste peut également réaliser une angiographie à la fluorescéine. Il s’agit d’un examen indolore qui permet d’observer le flux sanguin au moyen d’un produit de contraste et d’évaluer une éventuelle ischémie rétinienne ainsi que l’exsudation.

Dans certains cas, les examens ophtalmologiques sont accompagnés d’un bilan sanguin et d’un bilan cardiovasculaire, notamment chez les personnes à risque.

Quels sont les traitements disponibles pour une occlusion veineuse rétinienne ?

Le traitement de l’occlusion veineuse rétinienne dépend de la gravité des complications.

Lorsque l’acuité visuelle et la perfusion rétinienne sont correctes, une simple surveillance peut être envisagée.

En cas d’oedème maculaire responsable d’une baisse d’acuité visuelle, certains traitements tels que le laser focal et ou les injections intra vitréennes peuvent permettre d’améliorer la vision. Les injections intra oculaires permettent de délivrer dans le vitré des corticoïdes (Dexaméthasone) ou des anti-VEGF (qui agissent en modifiant la perméabilité des capillaires rétiniens). Le laser et les injections peuvent être associés.

En cas de mauvaise perfusion rétinienne et de risque de glaucome néovasculaire, le traitement des territoires rétiniens ischémiques par laser Argon est indiqué pour prévenir les complications sévères.