Rétinopathie diabétique

La rétinopathie diabétique est l’une des complications du diabète. Elle apparaît progressivement sur quelques années lorsque celui-ci est déséquilibré. Il s’agit d’une atteinte progressive des vaisseaux sanguins de la rétine, la fine membrane photosensible située à l’arrière de l’œil. En l’absence de prise en charge, cette pathologie peut provoquer une baisse de la vision pouvant conduire à la cécité.

Rétinopathie diabétique : définition

La rétinopathie diabétique est une maladie oculaire évolutive causée par le diabète. Elle altère progressivement la paroi des petits vaisseaux sanguins qui irriguent la rétine.

Au premier stade, cette pathologie est souvent asymptomatique et passe inaperçue en l’absence d’un dépistage systématique.Toutefois, certaines personnes peuvent remarquer des troubles visuels, comme des difficultés à lire ou à distinguer les objets éloignés.

À un stade plus avancé, les patients constatent l’apparition de troubles visuels plus marqués sous forme de taches sombres, de stries ou de formes qui ressemblent à des toiles d’araignée. Ces manifestations sont dues à la formation et au saignement de néo vaisseaux sanguins à la surface de la rétine.
Ces signes ne doivent pas être ignorés. Une consultation rapide chez un ophtalmologiste est essentielle pour ralentir l’évolution de la maladie et préserver la vision.

Il existe plusieurs classification de la rétinopathie diabétique mais on peut distinguer :

  • La rétinopathie non proliférante lorsque les néovaisseaux sont absents
  • La rétinopathie proliférante, forme plus sévère qui apparaît après une rétinopathie non proliférante et qui est caractérisée par l’apparition de néovaisseaux.

Les personnes à risque

La rétinopathie diabétique est une pathologie courante qui atteint, selon les études épidémiologiques, entre 22 et 44 % des personnes diabétiques. C’est un problème de santé publique qui doit être pris en charge précocement. 

Le principal facteur de risque non modifiable est la durée d’évolution du diabète. Les facteurs de risque modifiables sont l’hyperglycémie chronique et l’hypertension artérielle.  Enfin, l’obésité, la consommation d’alcool, la sédentarité, la grossesse ou le tabagisme sont également des facteurs de risque importants.

Quels sont les signes associés à la rétinopathie diabétique ?

Au premier stade de la maladie, cette pathologie est souvent asymptomatique. Certaines personnes constatent néanmoins des troubles visuels, lors de la lecture ou pour distinguer les objets éloignés.

À un stade plus avancé, les symptômes de la rétinopathie diabétique sont les suivants :

  • Une vision floue ou déformée, difficile à corriger
  • Des douleurs oculaires unilatérales ou bilatérales
  • La présence de corps flottants
  • Des taches sombres ou des stries
  • Une photophobie 
  • Des difficultés à voir la nuit
  • Une déformation des lignes droites

Comment diagnostique-t-on la rétinopathie diabétique ?

Pour poser le diagnostic de la rétinopathie diabétique, l’ophtalmologiste réalise des tests de vision, puis examine l’iris à l’aide d’une lampe à fente et enfin réalise un examen du fond d’oeil après avoir appliqué des gouttes pour dilater la pupille. Il prend ensuite éventuellement des photographies du fond de l’œil afin de documenter les anomalies microvasculaires.

L’examen est souvent complété par une tomographie en cohérence optique, ou OCT, pour dépister un œdème maculaire voir une angiographie à la fluorescéine, examen indolore qui permet de faire le bilan des anomalies vasculaires de la rétine, rechercher la présence des néovaisseaux et ainsi classifier la rétinopathie diabétique.

Rétinopathie diabétique : les options de traitement

En fonction du stade de la maladie, plusieurs traitements peuvent être envisagés.

Comme pour d’autres maladies vasculaires de la rétine, les injections intravitréennes d’anti VEGF ou de corticoïde représentent l’option de traitement privilégiée pour traiter l’œdème maculaire diabétique. Elles doivent cependant être répétées pendant plusieurs mois pour être efficaces. Le spécialiste peut également prescrire des séances de laser rétinien, qui visent à améliorer l’oxygénation des tissus et à stabiliser la progression de la maladie. En général, 3 à 4 séances suffisent pour traiter l’ensemble de la rétine, prévenir les complications graves, telles que les hémorragies ou le décollement de rétine, et réduire certains œdèmes maculaires. 

Dans les cas les plus sévères, notamment en présence de complications importantes, une intervention chirurgicale appelée vitrectomie peut être nécessaire. Cette opération est éventuellement complétée par des traitements au laser ou des injections intravitréennes.